PEINTURES, CARNETS DE VOYAGES, LECTURES, PSYCHOLOGIE...

dimanche 26 février 2012

Prochaine exposition



Briançon mars-avril 2012



Et pour celles et ceux qui seraient dans la région à ce moment-là...



Très bon dimanche et à très bientôt !

samedi 25 février 2012

La photo de la semaine



Sur une idée d' Amartia



                                                      Tunnel ou sortie de tunnel ?





mercredi 22 février 2012

Il n'y a pas de hasard...



René Char et Nicolas de Staël


Je les ai toujours associés dans mes pensées, une association que j'évoquais fréquemment avec mes proches.

Des bribes de poèmes de Char qui me revenaient en tête lorsque j’admirais un tableau de Staël.

"J’habite une douleur", ces mots qui ont jailli dans ma tête lorsque, à la Tate Modern, j’ai vu "en réalité" ma première œuvre de Staël.



"Composition", 1950
Nicolas de Staël

"J'habite une douleur"
René Char

Depuis quelques mois, j’avais le projet de faire un billet qui les rassemblerait, à travers mes émotions, un billet qui associerait des phrases de René Char à des tableaux de Nicolas de Staël.

C’est presque par hasard que j’ai tapé leurs deux noms sur mon moteur de recherche et…

Nicolas de Staël et René Char s'étaient rencontrés, appréciés, et avaient décidé de faire un ouvrage ensemble !


C’était en 1951, et le projet d’un livre commun, "Poèmes", accompagné de bois gravés, était né.

De nombreuses lettres et cartes racontent l'histoire d’amitié entre les deux hommes.
Cette correspondance a été présentée par les éditions des Busclats en 2010, avec un avant-propos de Anne de Staël, la fille ainée du peintre, et des notes rédigées par Marie Claude Char, l'épouse du poète.
Inutile de vous dire que nous avons commandé cet ouvrage dont voici quelques extraits.

Mon cher Nicolas,
J’aperçois d’ici notre livre entre roc et étoiles avec des yeux lucides et purifiés. J’espère que tout
marche normalement chez l’imprimeur. La montagne est froide mais l’alcool rouge de l’automne
flotte jusque dans mes jambes de marcheur rocailleux. C’est beau. 
J’adresse ma pensée affectueuse à Françoise. Je te prie de la lui transmettre. 
À toi de tout cœur
René Char
Encore 8 jours à Briançon

René,
Attention. N’oublie jamais que je suis lent en tout. N’imprime rien tant que je n’ai pas fini, ou la 
justification du tirage peut être à refaire. Dans le vide, sans page de titre, sans épreuves propres, je
ne vois pas clair et ne peux te faire quelque chose de moche. 
Pense à cela. 
Je ne suis pas Picasso. 
Éprouve ta patience.
 Nicolas




J’ai tout de même poursuivi mon projet et je présente ici « mes » associations entre des tableaux de Staël et des phrases de Char...


"Nu debout", 1953

"Je pense à la femme que j’aime. Son visage soudain s’est masqué. 
Le vide est à son tour malade."


"La route d'Uzès", 1954

"Les routes qui ne disent pas leur pays de destination sont les routes aimées."


"La route", 1954

"Je marchais parmi les bosses d’une terre écurée, les haleines secrètes, les plantes sans mémoire."


Les cyprès, 1953

"Cyprès que le chasseur blesse
Dans l’hallucination du soir clair
Entre la lumière et la mer
Tombent vos chaudes silhouettes."


"La lune", 1953

"Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté."


"Ciel à Honfleur", 1952

"Le réel, quelquefois, désaltère l'espérance.
C'est pourquoi, contre toute attente, l'espérance survit."


"Paysage", 1953

"L’intensité est silencieuse. Son image ne l’est pas."


"Nu couché", 1955

"J’éveille mon amour,
Pour qu’il me dise l’aube,
La défaite de tous."


"Paysage marine", 1955

"Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur."



"Les mouettes", 1955

"Dans la luzerne de ta voix, tournois d’oiseaux chassent soucis de sécheresse."



"Agrigente", 1953

"Remettre à plus tard la part d’imaginaire qui, elle aussi, est susceptible d’action."


"Agrigente", 1953

"Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve, ou on l'accomplit."


 Pour retrouver, ensemble, René Char et Nicolas de Staël...


lundi 20 février 2012

Éclats de Venise, Venise en éclats



Venise, je me souviens

Le souvenir est un éclat, puisqu’il n’est pas la réalité mais une réalité transformée et partielle, gravé en nous par la force de l’émotion et ressuscité par notre réinterprétation.

Alors, à la manière de Georges Pérec, quelques souvenirs de Venise…

Je me souviens...

... De Ca' d'Oro, le premier palais visité, un jour de printemps ; nous étions restés un long moment à regarder Canal Grande...



... D’un fragment d’or, place Saint-Marc et d’une pensée pour Gustav Klimt.



... De "Solo Zattere", le dernier vaporetto nous avions attrapé en courant, un soir en rentrant de  la Giudecca...



... De cette vue de la Pescheria qui a inspiré plusieurs de mes tableaux...


... D’une halte au Harrys’Bar, un jour du marathon de Venise...


... De cet éclat du Campanile que j'avais photographié ainsi, dans la perspective d'un tableau que je n'ai jamais réalisé...





... De ces reflets que j'ai essayé de peindre sans grand succès...




... De notre première visite au marchand de couleurs...



... De quand Alberto nous a dit que Sumi, sa chienne, était morte l’hiver précédent...


... De ce rouge que je tente souvent de retrouver...





... Du mimosa de Torcello, un matin de printemps...


... De cette lumière qui m’émerveillera toujours...


... De cette vue, depuis la Fondation Peggy Guggenheim...



Et de tant d'autres "éclats de Venise"...

samedi 18 février 2012

Reprise en douceur



Après ces quelques jours qui ont vu...


... La fête des amoureux et une plus personnelle : Nicolas de Staël pour illustrer ces moments



 Esquisse de deux silhouettes enlacées : "Figure debout", huile sur toile, 1953

"Je ne peux prévoir ce que je ferai demain, mais pour l’instant, je suis au maximum du plan aux confins de la toile vierge"
 Nicolas de Staël

... La neige dans le jardin






Le château de Puylaurens, lui aussi enneigé, lors de l'une de nos visites dans les Pyrénées


La neige sur la Gineste et à Luminy (la Gineste est le petit col qui relie Marseille à Cassis et Luminy est un domaine forestier, également entre Marseille et Cassis, qui abrite une université et plusieurs grandes écoles)




Le retour du soleil et le mimosa "froissé"...



Et, comment imaginer un retour sur la blogosphère sans des chaussures ?


Un clin d'oeil aux "copinautes" Anne (qui avait initié un jeu sur les chaussures), Danielle, pour ces magnifiques ballerines et Linda pour ces escarpins vertigineux, issus du calendrier 2012 qu'elle nous a si gentiment offert.




A très bientôt maintenant 
et très bon week-end à toutes et à tous !