Soleil bleu

Soleil bleu


SITE DE LA PEINTRE CLAUDE GIBRAT : tableaux, expositions, coups de cœur artistiques

Membres

mercredi 2 juillet 2014

Cartes postales (2)



Ma période vénitienne...



 "Venise" (cartes 2 volets, 10,6 X 14,7 cm)




Si vous souhaitez vous procurer ces cartes postales, vous pouvez me joindre sur : kalinorma@gmail.com


Les blogs de la famille marseillaise se mettent en "mode été", mais nous nous retrouverons de temps en temps...

samedi 28 juin 2014

La photo de la semaine (99)



Cartes postales


Une photo de cartes postales que j'ai fait réaliser à partir de certains de mes tableaux : "Arbres au printemps" (cartes 2 volets, 10,6 X14,7 cm).




L'occasion pour moi de vous annoncer que "Les peintures de Norma C." retournent désormais à leur vocation première : être un site de peinture.


Vous retrouverez tous les participants à la "Photo de la semaine" sur le blog d'Amartia (clic).

mercredi 25 juin 2014

Après "Bleu" : "Noir"...



Histoire d'une couleur, par Michel Pastoureau, Seuil







Le noir a retrouvé, depuis les années 1950, son statut de couleur, puisque, pendant plusieurs siècles, il avait été pensé comme une "non-couleur", au même titre que le blanc.
D'ailleurs, le langage distingue encore le "noir et blanc" de la "couleur"...



"Imprimé Kubus", Pierre Frey Collection 2008, pages de garde


Au début était la nuit, la nuit des origines. Toutes les mythologies, en Europe, Asie et Afrique, ont employé des tons de noir.
Dans la peinture pompéienne, les tons de rouge et les tons de noir sont dominants.
Le noir est obtenu à partir de matières calcinées d'origine végétale (charbon de bois, sarments) ou animale (os et plus rarement ivoire).


"Pompéi, peinture murale", 1er siècle


Sur les vases grecs, les figures noires, se détachant sur un fond blanc, rouge ou jaune, ont précédé les figures rouges, propres au style classique.
Le pigment est un simple noir de carbone.


"La magicienne Circé", vers 490 avant J.-C.


Couleur de la nuit et des ténèbres, le noir est aussi la couleur de la mort.
Dans l'Egypte pharaonique, le noir est lié à la dimension fécondante de la terre. Lors des funérailles, il assure la passage du défunt vers l'au-delà, c'est un noir bénéfique, signe d'une promesse ou d'une renaissance.


"Anubis, le dieu-chacal embaumeur", Thèbes, XIIème siècle avant J.-C.


Après l'an mil, la couleur noire commence à se faire discrète dans la vie quotidienne et dans les codes sociaux.
Elle perd sa dimension positive, le "mauvais noir" fait son entrée dans la palette du Diable et devient pour plusieurs siècles une couleur infernale.


"La tentation du Christ au désert", plafond peint de l'église de Zillis, Suisse, vers 1120-1125


Par ailleurs, les moines entretiennent des rapports de plus en plus étroits avec la couleur noire. Dès le IXème siècle, cette couleur devient celle de l'humilité et de la pénitence, couleur monastique par excellence.


"Déposition de croix avec Saint Dominique", Fra Angelico, fresque, vers 1447-1445


A partir du milieu du XIVème siècle, le noir devient la couleur du luxe des princes.
"Bien que la couleur noire paraisse triste, elle est de haut état et de grande vertu. C'est pourquoi les marchands et les riches bourgeois, tant hommes que femmes, en sont vêtus et parés." (Extrait du traité des couleurs du héraut Sicile, rédigé vers 1430.


"Portrait de Philippe II au gant", Alonso Sanchez Coello, 1587


A la fin du XVIIème siècle, Isaac Newton, en découvrant le spectre, livre à la science et à la société un nouvel ordre des couleurs au sein duquel il n'y a plus de place ni pour le noir, ni pour le blanc.


"Isaac Newton", peinture anglaise anonyme, milieu du XVIIIème siècle


Homme des Lumières, Goethe s'intéresse tout autant aux sciences qu'aux lettres et à la poésie. Dans le domaine de l'optique, il refuse d'admettre, avec Newton, que les couleurs puisent leur origine dans la dispersion de la lumière blanche en rayons colorés.


"Traité des couleurs", Goethe, 2ème édition, 1827


Au lendemain de la première guerre mondiale, peintres, graphistes, stylistes et couturiers vont redonner au noir son statut de couleur véritable et en feront un symbole de la modernité, symbole qui lui restera.
L'Art Déco lui accordera une place importante et l'expressionnisme l'associera fréquemment au blanc et au rouge, rendant prégnante cette triade colorée.


"La Duchesse de La Salle", Tamara de Lempicka, 1925


Certains artistes vont alors tirer des effets très subtils de l'encre de Chine, à l'image de Henri Michaux qui développera, à côté de son oeuvre d'écrivain et de peintre, une oeuvre graphique originale où l'encre joue le rôle principal.


"Dessin à l’encre de Chine", sans titre, sans date, Henri Michaux


Styliste du noir, Sonia Rykiel prononcera cette phrase devenue célèbre : "le noir est une couleur indécente quand on la porte bien."


"Collection printemps-été 2007", Sonia Rykiel


Dans la peinture moderne, le noir est souvent associé ou opposé à d'autres couleurs.


"Composition en gris et noir", Serge Poliakoff, 1950


Mais un peintre a consacré la quasi-totalité de son oeuvre à cette couleur : il s'agit de Pierre Soulages. 
Soulages, à partir des années 1975-1980, passera du noir à "l'outrenoir", terme qu'il a inventé pour qualifier un "au-delà du noir".
La plupart de ses toiles sont recouvertes d'un même et unique noir d'ivoire, pratique mono-pigmentaire extrêmement subtile, produisant par reflets une infinité d'images lumineuses.
C'est là un cas unique dans toute l'histoire de la peinture.


"Peinture 19 juin 1963" Pierre Soulages, Paris


Je consacrerai prochainement un billet à Pierre Soulages, et un autre au peintre catalan Tàpies, qui a donné au noir une place importante dans ses œuvres, mais sans en faire son unique couleur.


La dimension de modernité du noir se retrouve pleinement dans le domaine de la mode, l’observateur étant toujours frappé par sa présence dans les manifestations réunissant stylistes et modistes.
Le noir est à la fois moderne, créatif, sérieux et dominateur...


Il m'est toujours techniquement impossible, à ce jour, de laisser des commentaires sur vos blogs... 

samedi 21 juin 2014

La photo de la semaine (98)



Qui, en fait, sera, une fois n'est pas coutume...


Le tableau de la semaine



"Mistral, arbre échevelé"
acrylique sur toile, au vernis, avec pigments
27cmX16cm, juin 2014, encadré


Vous trouverez les autres participants à la "Photo de la semaine" sur le blog d'Amartia (clic)

mardi 17 juin 2014

Bleu (suite)



Le bleu dans ma peinture


Cette "Période bleue" m'a amenée à me questionner sur l'utilisation de la couleur préférée des Européens (et peut-être la mienne...) dans ma peinture et à recenser les tableaux où elle figurait en dominante.
Je pense avoir peint environ 200 tableaux à ce jour et, sur ces 200, j'ai pu en retrouver une petite vingtaine où la couleur bleue était prégnante.
Même en accordant une petite marge d'erreur à ce dénombrement, je ne peux que constater que le bleu n'est pas la couleur dominante de ma peinture, à peine 10% de mes toiles...

Voici mes tableaux "bleus"...



"Lagune au printemps" (2009) ; il "vit" à Estagel, Pyrénées Orientales.



"Marine" (2014)



"Coucher de soleil sur Venise" (2010) ; il "vit" à Briançon, Hautes Alpes.




"Lagunes" (2011) ; Ils "vivent" à Marseille.



"Ciel et eau" (2011). Il "vit" à Marseille.



"Coucher de soleil sur la lagune" (2010). Il "vit" à Plan de Cuques, Bouches du Rhône.



"Soir d'été sur la lagune" (2011) ; il "vit" à Bordeaux.



"Luna", 2013 ; il "vit"à Marseille.



"Noël à Venise", 2012 ; il "vit" à Plan de Cuques, Bouches du Rhône.



"Silhouettes", 2013 ; il "vit" à Marseille.



"Silhouette", 2013 ; il "vit" à Gémenos, Bouches du Rhône.



                                                                                            "Silhouette", 2013 




"Silhouettes", 2013 ; il "vit "au Canada.



"Noël à San Giorgio Maggiore", 2011 ; il "vit" à Marseille.



"Soleil rouge", 2013



"Arbre bleu", 2013



"Silhouette, Solitude", 2013


Seuls, 5 d'entre eux sont encore en ma possession, 
ce qui pourrait signifier que, même si je l'utilise assez peu, 
le bleu plaît, effectivement...

dimanche 15 juin 2014

Une expo se termine...



Estagel avril-mai 2014


La fin d'une exposition s'accompagne toujours d'un petit moment de tristesse, nostalgie d'une période singulière, faite de rencontres, de convivialité et d'échanges autour de la peinture.
Nostalgie aussi de ce lieu particulier qui appelle les souvenirs de mon enfance...

La fin d'une exposition ressemble à cela...






... Mais aussi à cela...

Les tableaux que vous ne verrez plus











Très bon dimanche à toutes et à tous !